{"id":7098,"date":"2016-05-02T10:06:06","date_gmt":"2016-05-02T08:06:06","guid":{"rendered":"http:\/\/culturedelapaix.org\/blogs\/Rennes\/?p=7098"},"modified":"2016-05-02T10:06:06","modified_gmt":"2016-05-02T08:06:06","slug":"breizh-femmes-rend-compte-de-la-soiree-du-mouvement-de-la-paix-le-23-mars","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/culturedelapaix.org\/blogs\/Rennes\/2016\/05\/02\/breizh-femmes-rend-compte-de-la-soiree-du-mouvement-de-la-paix-le-23-mars\/","title":{"rendered":"Breizh femmes rend compte de la soir\u00e9e du Mouvement de la paix le 23 mars"},"content":{"rendered":"<p>Le Mouvement de la paix grandit dans l&rsquo;action au plus pr\u00e8s des gens. Bravo \u00e0 tous les militants et militantes ont travaill\u00e9 au coude \u00e0 coude pour le succes de cette soir\u00e9e qui a rassembl\u00e9 une centaine de personnes.<\/p>\n<p>Merci \u00e0 Breiz Femmes Magazine du f\u00e9minisme et de l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 \u00e0 Rennes et en Bretagne et \u00e0 Genevieve Roy <a href=\"http:\/\/www.breizhfemmes.fr\/index.php\/femmes-unies-pour-la-paix\">pour cet article<\/a> qui fait honneur au journalisme car il rend compte objectivement de la r\u00e9alit\u00e9 de cette soir\u00e9e<\/p>\n<blockquote>\n<h3>Femmes unies pour la paix<\/h3>\n<p>En prolongement de la journ\u00e9e du 8 mars, d\u00e9clin\u00e9e \u00e0 Rennes autour du th\u00e8me \u00ab\u00a0sph\u00e8re publique, sph\u00e8re priv\u00e9e\u00a0\u00bb, le Mouvement de la Paix a choisi de donner la parole \u00e0 des femmes engag\u00e9es pour <em>\u00ab\u00a0un espace public de paix et de non violence\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p>Autour de la table ronde organis\u00e9e le 23 mars, \u00e9taient r\u00e9unies quelques repr\u00e9sentantes d&rsquo;associations venues parler des situations toujours critiques de la Tunisie, de la RDC ou encore des Balkans.<\/p>\n<p><img data-attachment-id=\"7102\" data-permalink=\"https:\/\/culturedelapaix.org\/blogs\/Rennes\/2016\/05\/02\/breizh-femmes-rend-compte-de-la-soiree-du-mouvement-de-la-paix-le-23-mars\/20160502-paix\/\" data-orig-file=\"https:\/\/culturedelapaix.org\/blogs\/Rennes\/wp-content\/uploads\/20160502-paix.jpg\" data-orig-size=\"300,225\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Femmes unies pour la paix\" data-image-description=\"&lt;p&gt;Femmes unies pour la paix&lt;\/p&gt;\n\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/culturedelapaix.org\/blogs\/Rennes\/wp-content\/uploads\/20160502-paix-300x225.jpg\" data-large-file=\"https:\/\/culturedelapaix.org\/blogs\/Rennes\/wp-content\/uploads\/20160502-paix.jpg\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/culturedelapaix.org\/blogs\/Rennes\/wp-content\/uploads\/20160502-paix.jpg\" alt=\"Femmes unies pour la paix\" width=\"300\" height=\"225\" class=\"alignright size-full wp-image-7102\" \/>On a aussi \u00e9voqu\u00e9 les f\u00e9minicides du Mexique ou la lutte des femmes Kurdes contre DAECH.<\/p>\n<p>Rappelant les programmes des Nations-Unies, Roland Nivet, responsable du Mouvement de la Paix \u00e0 Rennes, souligne combien la place des femmes est importante pour la culture de la paix. <em>\u00ab\u00a0Partout o\u00f9 les femmes ont des droits et plus d&rsquo;exercices des responsabilit\u00e9s, les soci\u00e9t\u00e9s sont moins violentes\u00a0\u00bb<\/em> cite-t-il.<\/p>\n<p>Une fa\u00e7on de saluer et de remercier toutes ces femmes qui viennent de t\u00e9moigner de leur propre parcours dans des pays o\u00f9 la paix reste bien fragile. Pour ACB \u2013 Association Angola Congo Bretagne \u2013 Marie-L\u00e9onie Kingansi a parl\u00e9 de <em>\u00ab\u00a0pratiques inacceptables et incompatibles avec la dignit\u00e9 humaine\u00a0\u00bb<\/em> rappelant qu&rsquo;au Congo, <em>\u00ab\u00a0souvent les femmes n&rsquo;ont pas droit \u00e0 une contraception libre, par manque d&rsquo;informations parfois, mais surtout parce que leurs maris ne veulent pas de peur qu&rsquo;elles ne les trompent\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p>Hayal et Miral, au nom des femmes Kurdes de Turquie, ont d\u00e9nonc\u00e9 une politique gouvernementale <em>\u00ab\u00a0contre l&rsquo;\u00e9mancipation des femmes dans la vie sociale, familiale et \u00e9conomique\u00a0\u00bb<\/em> dans un pays o\u00f9 les violences \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des femmes ont augment\u00e9 de 1400% au cours des dix derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0Nous n&rsquo;avons obtenu que des petits acquis qui seront facilement d\u00e9truits\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>El\u00e9na, \u00e9tudiante en sociologie \u00e0 Rennes 2, a d\u00e9crit ce Mexique o\u00f9 <em>\u00ab\u00a0la misogynie s&rsquo;exprime \u00e0 travers la violence extr\u00eame\u00a0\u00bb<\/em> ; une violence qui conduit \u00e0 l&rsquo;assassinat de six femmes chaque jour <em>\u00ab\u00a0juste parce qu&rsquo;elles sont femmes !\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Pour Shura Dumanic, animatrice des Femmes pour la Paix dans les Balkans, la violence, c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 le pass\u00e9. Ce qui compte aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est d&rsquo;arriver \u00e0 d\u00e9passer tous les clivages li\u00e9s aux ann\u00e9es de guerre pour <em>\u00ab\u00a0vivre encore ensemble\u00a0\u00bb<\/em>. Le plus difficile, estime-t-elle, c&rsquo;est de retrouver des liens sociaux voire familiaux dans des pays construits sur des divisions. <em>\u00ab\u00a0Je suis fatigu\u00e9e \u2013 l\u00e2che-t-elle \u2013 Trente ann\u00e9es que nous sommes dans la lutte ! Et nous n&rsquo;avons obtenu que des petits acquis qui seront tr\u00e8s facilement d\u00e9truits !\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><img data-attachment-id=\"7103\" data-permalink=\"https:\/\/culturedelapaix.org\/blogs\/Rennes\/2016\/05\/02\/breizh-femmes-rend-compte-de-la-soiree-du-mouvement-de-la-paix-le-23-mars\/20160502-tunisienne\/\" data-orig-file=\"https:\/\/culturedelapaix.org\/blogs\/Rennes\/wp-content\/uploads\/20160502-tunisienne.jpg\" data-orig-size=\"300,225\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Femmes unies pour la paix\" data-image-description=\"&lt;p&gt;Femmes unies pour la paix&lt;\/p&gt;\n\" data-image-caption=\"\" data-medium-file=\"https:\/\/culturedelapaix.org\/blogs\/Rennes\/wp-content\/uploads\/20160502-tunisienne-300x225.jpg\" data-large-file=\"https:\/\/culturedelapaix.org\/blogs\/Rennes\/wp-content\/uploads\/20160502-tunisienne.jpg\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/culturedelapaix.org\/blogs\/Rennes\/wp-content\/uploads\/20160502-tunisienne.jpg\" alt=\"Femmes unies pour la paix\" width=\"300\" height=\"225\" class=\"alignright size-full wp-image-7103\" \/>Sociologue et journaliste, Fethia Saidi, ne parle pas seulement de la situation des femmes Tunisiennes. Elle souligne les <em>\u00ab\u00a0nombreuses ressemblances entre les exp\u00e9riences des femmes, un peu partout dans le monde\u00a0\u00bb<\/em> pour <em>\u00ab\u00a0combattre la culture patriarcale fond\u00e9e sur ce trio : le p\u00e8re, le fr\u00e8re, le mari\u00a0\u00bb<\/em>. Et semble d\u00e9sabus\u00e9e quand elle \u00e9voque la \u00ab\u00a0r\u00e9volution\u00a0\u00bb tunisienne de janvier 2011 \u00e0 laquelle les femmes ont largement particip\u00e9 pour \u00eatre \u00e9vinc\u00e9es sit\u00f4t apr\u00e8s des lieux de d\u00e9cision. \u00ab\u00a0Il y a m\u00eame eu une r\u00e9gression \u2013 constate-t-elle \u2013 et une croissance des violences dans la soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0Voir des jeunes qui continuent la lutte, c&rsquo;est une grande satisfaction\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Face \u00e0 des r\u00e9alit\u00e9s dramatiques, toutes ces femmes t\u00e9moignent pourtant d&rsquo;actions positives voire d&rsquo;avanc\u00e9es sur le chemin de l&rsquo;\u00e9galit\u00e9. En Tunisie, les femmes ont obtenu de l&rsquo;\u00e9tat qu&rsquo;il s&rsquo;engage dans la nouvelle constitution <em>\u00ab\u00a0\u00e0 garantir l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des chances entre les femmes et les hommes pour assumer les diff\u00e9rentes responsabilit\u00e9s dans tous les domaines\u00a0\u00bb<\/em>. Fethia Saidi est fi\u00e8re de cet article 21 qui stipule la non discrimination entre les deux sexes. \u00ab Ce sont des acquis pour les Tunisiennes \u2013 dit-elle \u2013 m\u00eame si notre combat reste permanent. \u00bb<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Les femmes ont une grande force\u00a0\u00bb<\/em> dit de son c\u00f4t\u00e9 Shura Dumanic. Avec le r\u00e9seau des Femmes de Croatie, elle a particip\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration de trois nouvelles lois : contre les violences faites aux femmes, pour leur participation \u00e0 la vie politique, et pour la famille. <em>\u00ab\u00a0C&rsquo;est un travail qui a dur\u00e9 quinze ans<\/em> \u2013 explique-t-elle \u2013 <em>mais nous l&rsquo;avons fait !\u00a0\u00bb<\/em> Et elle se r\u00e9jouit que pour la premi\u00e8re fois depuis vingt-cinq ans, des femmes soient sorties dans les rues de Zagreb pour c\u00e9l\u00e9brer le 8 mars, devenu de nouveau un symbole pour la lutte des droits. <em>\u00ab\u00a0Les plus jeunes ont organis\u00e9 une marche de nuit \u2013 dit-elle encore \u2013 Voir qu&rsquo;elles continuent notre lutte, c&rsquo;est une grande satisfaction !\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Une grande satisfaction aussi pour toutes ces militantes de voir les femmes d\u00e9fier le pouvoir en Turquie lors d&rsquo;une manifestation qui a r\u00e9uni 3000 personnes le 8 mars \u00e0 Istanbul. <em>\u00ab\u00a0C&rsquo;est toujours les femmes et les enfants qui portent les charges les plus lourdes des guerres mais malgr\u00e9 tout une grande r\u00e9sistance c&rsquo;est mise en place en Turquie et au Moyen-Orient\u00a0\u00bb<\/em> t\u00e9moigne encore Hayal, \u00e9tudiante ing\u00e9nieure en g\u00e9ophysique, qui vient de passer deux mois \u00e0 la fronti\u00e8re Turque o\u00f9 des femmes Kurdes, souvent tr\u00e8s jeunes, combattent DAECH.<\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0On essaie de cr\u00e9er des espaces publics pour fomenter la paix\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Comment vivent les femmes dans ce contexte de violence ?\u00a0\u00bb<\/em> s&rsquo;interroge El\u00e9na, la Mexicaine. Une des r\u00e9ponses qu&rsquo;elles apportent, c&rsquo;est ce collectif auquel la jeune femme a particip\u00e9 pendant un an. <em>\u00ab\u00a0On essaie de cr\u00e9er des espaces publics pour fomenter la paix<\/em> \u2013 explique-t-elle \u2013 <em>on invite des personnes pour r\u00e9fl\u00e9chir ensemble aux questions d&rsquo;avortement, de diversit\u00e9 culturelle, d&rsquo;homosexualit\u00e9 ou de violence de genre.\u00a0\u00bb<\/em> Des r\u00e9flexions que les membres du collectif, en grande partie des \u00e9tudiantes, pourront ensuite traduire en \u0153uvres th\u00e9\u00e2trales. <em>\u00ab\u00a0C&rsquo;est notre fa\u00e7on<\/em> \u2013 dit la jeune femme \u2013 <em>d&rsquo;affronter les situations qu&rsquo;on vit tous les jours en tant que femmes, \u00e9tudiantes et citoyennes du Mexique.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Enfin, au chapitre des bonnes nouvelles, Marie-L\u00e9onie cite la loi promulgu\u00e9e le 1er ao\u00fbt dernier par le gouvernement congolais pour renforcer l&rsquo;engagement de l&rsquo;\u00e9tat \u00e0 <em>\u00ab\u00a0b\u00e2tir une soci\u00e9t\u00e9 plus juste et corriger les in\u00e9galit\u00e9s entre les femmes et les hommes\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p><strong>\u00ab\u00a0Changer notre culture et interdire la guerre\u00a0\u00bb<\/strong><\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0C&rsquo;est \u00e0 travers la condition des femmes qu&rsquo;on mesure les progr\u00e8s d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb<\/em> soutient la Tunisienne Fethia Saidi. Comme une lueur d&rsquo;espoir, elle rappelle que depuis des ann\u00e9es et au niveau international <em>\u00ab\u00a0de nombreux trait\u00e9s contraignants sur les droits de la personne interdisent les violences faites aux femmes\u00a0\u00bb<\/em> et que <em>\u00ab\u00a0des jugements d\u00e9terminants en droit international ont aussi rappel\u00e9 aux gouvernements leurs responsabilit\u00e9s\u00a0\u00bb<\/em>. Il s&rsquo;agit donc bien d&rsquo;un \u00ab\u00a0combat international\u00a0\u00bb que les femmes ne peuvent gagner qu&rsquo;en s&rsquo;unissant. <em>\u00ab\u00a0Je crois qu&rsquo;il faut cr\u00e9er des r\u00e9seaux<\/em> \u2013 dit-elle- <em>dans les pays bien s\u00fbr, mais aussi \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle mondiale pour pouvoir changer les mentalit\u00e9s et faire participer les femmes aux politiques publiques. Je crois aussi qu&rsquo;il faut \u00e9duquer nos enfants, nos jeunes, \u00e0 la culture de la paix. Ainsi, on arrivera peut-\u00eatre \u00e0 des soci\u00e9t\u00e9s avec moins de violences.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Shura Domanic ne dit pas autre chose en saluant la prise de position du vice-pr\u00e9sident am\u00e9ricain Joe Biden d\u00e9clarant qu&rsquo;il fallait <em>\u00ab\u00a0changer notre culture\u00a0\u00bb<\/em>. <em>\u00ab\u00a0Ce sont des mots historiques<\/em> \u2013 dit-elle \u2013 <em>mais il faut aller plus loin et dire : nous devons changer notre culture ET interdire la guerre ! C&rsquo;est la guerre qui nourrit toutes ces choses dont nous avons parl\u00e9 ce soir.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p><strong>Genevi\u00e8ve ROY<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Mouvement de la paix grandit dans l&rsquo;action au plus pr\u00e8s des gens. Bravo \u00e0 tous les militants et militantes ont travaill\u00e9 au coude \u00e0 coude pour le succes de cette soir\u00e9e qui a rassembl\u00e9 une centaine de personnes. 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