{"id":10393,"date":"2021-05-23T13:13:49","date_gmt":"2021-05-23T11:13:49","guid":{"rendered":"http:\/\/culturedelapaix.org\/blogs\/Rennes\/?p=10393"},"modified":"2021-05-23T13:13:51","modified_gmt":"2021-05-23T11:13:51","slug":"un-spectre-hante-israel-elias-sanbar","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/culturedelapaix.org\/blogs\/Rennes\/2021\/05\/23\/un-spectre-hante-israel-elias-sanbar\/","title":{"rendered":"Un spectre hante Isra\u00ebl\u2026 (Elias Sanbar)"},"content":{"rendered":"\n<p> Article\u00a0<a href=\"https:\/\/blogs.mediapart.fr\/elias-sanbar\/blog\/130521\/un-spectre-hante-israel\">(original ici)<\/a>\u00a0post\u00e9 le 13 mai 2021 par Elias Sanbar, traducteur du po\u00e8te Mahmoud Darwich, membre du parlement palestinien en exil, ambassadeur de la Palestine aupr\u00e8s de l&rsquo;UNESCO depuis 2006.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><strong>Vingt ans ont pass\u00e9 depuis la publication de ce texte dans <em>Le Monde<\/em> le 25 janvier 2001. Vingt ans durant lesquels Isra\u00ebl, faute d\u2019avoir su entendre ce message de v\u00e9rit\u00e9 et de r\u00e9conciliation, a nourri en son sein le poison de la haine et du racisme envers les Palestiniens. Pourtant ce que j\u2019\u00e9crivais alors reste la seule voie de raison et d\u2019espoir. <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Un spectre hante Isra\u00ebl, celui d\u2019un peuple qu\u2019il esp\u00e9rait \u00e0 jamais confin\u00e9 au territoire de l\u2019absence. Un spectre hante Isra\u00ebl, qui le tourmente et pousse les plus pacifistes de ses citoyens \u00e0 crier \u00e0 la disparition programm\u00e9e. La question des r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens, de leur droit au retour, revient au-devant de la sc\u00e8ne et cette apparition des absents, quatre millions de personnes qu\u2019Isra\u00ebl souhaitait voir noy\u00e9es dans les eaux de l\u2019exil forc\u00e9, \u00e9branle un processus de paix d\u00e9j\u00e0 malmen\u00e9 et provoque, selon le camp auquel on appartient, la peur ou l\u2019espoir d\u2019une justice retrouv\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Et reviennent les constats charg\u00e9s de lassitude et de fatalit\u00e9 qui r\u00e9p\u00e8tent \u00e0 l\u2019envi que ce conflit est insoluble et que cette trag\u00e9die, comme tout drame digne de ce nom, se conclura dans le feu et le sang. Et pourtant&#8230; Un autre \u00e9pilogue est possible, \u00e0 condition d\u2019oser prendre \u00e0 la gorge cette histoire, de s\u2019y confronter, arm\u00e9, tout \u00e0 la fois, d\u2019un devoir de v\u00e9rit\u00e9, d\u2019un d\u00e9sir de justice et d\u2019une \u00e9thique politique de la r\u00e9conciliation.<\/p>\n\n\n\n<p>Une terrible injustice commise par un peuple \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019un autre peut-elle, malgr\u00e9 les ann\u00e9es de peine, de mis\u00e8re, de souffrance et de d\u00e9ni de droit, se conclure par une r\u00e9conciliation r\u00e9elle, seule condition d\u2019une paix v\u00e9ritable ? La question, la seule qui m\u00e9rite d\u2019\u00eatre pos\u00e9e en tout cas, est l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>Les deux protagonistes principaux de cette histoire, les Isra\u00e9liens et les Palestiniens, s\u2019affrontent depuis un si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p>Leur confrontation est pass\u00e9e par quatre grandes phases&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Un face-\u00e0-face violent, une double pr\u00e9sence sur la terre de Palestine, opposant la colonisation sioniste au peuple palestinien aspirant \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance et \u00e0 la souverainet\u00e9. Cette phase, celle du mandat britannique, se termina par l\u2019expulsion des Palestiniens et la proclamation de l\u2019\u00c9tat d\u2019Isra\u00ebl en 1948.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Une p\u00e9riode de d\u00e9ni mutuel d\u2019existence que r\u00e9sume ce redoutable \u00e9nonc\u00e9 : l\u2019existence de l\u2019un des deux adversaires ne peut \u00eatre assur\u00e9e que par la disparition de l\u2019autre. \u00ab Vous n\u2019existez pas \u00bb, clament les Isra\u00e9liens \u00e0 l\u2019\u00e9gard des Palestiniens, et ces derniers leur r\u00e9pondent : \u00ab Vous n\u2019existerez plus. \u00bb Commenc\u00e9e apr\u00e8s le 15 mai 1948, cette phase, la plus dure \u00e0 ce jour, a couvert quatre d\u00e9cennies, connu quatre guerres r\u00e9gionales ponctu\u00e9es d\u2019affrontements et de violences. Elle fut \u00e9galement marqu\u00e9e par la renaissance du mouvement national palestinien et l\u2019obstination d\u2019un peuple \u00e0 ne pas dispara\u00eetre. Elle a abouti, au terme d\u2019innombrables \u00e9pisodes et rebondissements, \u00e0 un tournant historique, celui de l\u2019\u00e9change, la veille de la signature des accords de paix en 1993, de lettres de reconnaissance r\u00e9ciproque et simultan\u00e9e entre les deux adversaires. Nourri d\u2019un optimisme d\u2019autant plus grand que l\u2019impasse avait \u00e9t\u00e9 longue, l\u2019espoir revint qu\u2019il \u00e9tait possible de briser l\u2019\u00e9quation du double d\u00e9ni d\u2019existence, d\u00e8s lors que les principes d\u2019\u00e9galit\u00e9 et de r\u00e9ciprocit\u00e9 seraient au rendez-vous.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; La troisi\u00e8me phase suivit l\u2019\u00e9change de reconnaissances. Elle imposait des r\u00e9visions d\u00e9chirantes pour l\u2019un et l\u2019autre des deux camps. Pour les Palestiniens, l\u2019engagement dans le processus de paix s\u2019accompagnait \u2013 ce fait est capital et sans doute est-ce l\u2019une des raisons du fait qu\u2019il est pass\u00e9 sous silence dans l\u2019ensemble des \u00ab analyses \u00bb que nous lisons ici ou l\u00e0 \u2013 d\u2019une blessure infinie, celle de l\u2019acceptation du principe du partage de leur patrie et du fait que leur \u00c9tat ne s\u2019\u00e9tablira que sur 20 % de la patrie palestinienne. Pour les Isra\u00e9liens aussi, l\u2019heure des choix brutaux, dont le premier de tous, celui de l\u2019int\u00e9riorisation du principe d\u2019\u00e9galit\u00e9 entre les Palestiniens, les Arabes et eux, avait sonn\u00e9. Elle imposait \u2013 c\u2019est la diff\u00e9rence profonde entre \u00ab faire la guerre \u00bb et \u00ab faire la paix \u00bb \u2013 qu\u2019ils se fissent violence \u00e0 eux-m\u00eames, non plus \u00e0 l\u2019adversaire. Face \u00e0 ce d\u00e9fi, Isra\u00ebl a recul\u00e9. Bien qu\u2019engag\u00e9s par les promesses de leurs n\u00e9gociateurs, ses gouvernements successifs ont, pour se soustraire \u00e0 l\u2019\u00e9preuve, multipli\u00e9 les faits accomplis, au premier rang desquels la colonisation. Neuf ans apr\u00e8s l\u2019inauguration du processus de paix, \u00e9cras\u00e9s et las d\u2019attendre, la soci\u00e9t\u00e9, le camp de la paix palestinien, non les \u00ab extr\u00e9mistes \u00bb, se sont soulev\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; La phase actuelle du conflit est bien celle-ci qui place Isra\u00ebl et l\u2019Autorit\u00e9 palestinienne devant une double \u00e9ch\u00e9ance : la fin de l\u2019occupation certes, mais aussi, surtout, la fin du conflit. Les conditions de la fin de l\u2019occupation \u2013 d\u00e9mant\u00e8lement des colonies, retrait de tous les territoires occup\u00e9s, dont J\u00e9rusalem-Est, naissance d\u2019un \u00c9tat palestinien ind\u00e9pendant et souverain \u2013, quoique extr\u00eamement difficiles \u00e0 mettre en \u0153uvre, sont \u00e9videntes. Celles de la fin du conflit, au premier rang desquelles la solution de la question des r\u00e9fugi\u00e9s, se r\u00e9v\u00e8lent infiniment plus difficiles, quasiment impossibles, \u00e0 satisfaire.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019o\u00f9 vient cette difficult\u00e9 particuli\u00e8re ?<\/p>\n\n\n\n<p>Pour les n\u00e9gociateurs palestiniens, le droit au retour \u2013 qui n\u2019est pas le pendant de la loi isra\u00e9lienne du retour \u2013 est un droit humain inali\u00e9nable, non un droit \u00e0 immigrer dans un pays donn\u00e9. Ce droit n\u2019est donc pas n\u00e9gociable, mais son application, sa mise en pratique, le sont, d\u00e8s lors que ce droit est reconnu. On le voit bien, cet \u00e9nonc\u00e9 rec\u00e8le non seulement une position de principe, mais aussi un ordre de s\u00e9quence, deux phases en somme : la reconnaissance du droit doit pr\u00e9c\u00e9der son application ; elle est imp\u00e9rative pour pouvoir n\u00e9gocier, c\u2019est-\u00e0-dire relativiser, sa mise en pratique. Le premier temps donc est la condition de l\u2019av\u00e8nement du second.<\/p>\n\n\n\n<p>Ayant invers\u00e9 cet ordre, Isra\u00ebl, qui esp\u00e8re ainsi \u00e9chapper \u00e0 l\u2019obligation de reconna\u00eetre sa responsabilit\u00e9 dans l\u2019expulsion, n\u2019aborde que l\u2019application du droit au retour, qu\u2019il pr\u00e9sente comme forc\u00e9ment maximaliste, donc inacceptable. \u00ab Isra\u00ebl n\u2019acceptera jamais d\u2019\u00eatre noy\u00e9 sous le raz-de- mar\u00e9e des r\u00e9fugi\u00e9s \u00bb, affirme-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019o\u00f9 vient l\u2019immense difficult\u00e9 d\u2019Isra\u00ebl, toutes tendances politiques confondues, \u00e0 reconna\u00eetre le droit au retour ? Il faut aborder le n\u0153ud originel du conflit pour y r\u00e9pondre.<\/p>\n\n\n\n<p>Percevant Isra\u00ebl comme un \u00ab bien absolu \u00bb, car fond\u00e9 en r\u00e9ponse, en riposte, contre un \u00ab mal absolu \u00bb \u2013 la pers\u00e9cution des juifs qui culmina avec la barbarie nazie \u2013, les Isra\u00e9liens ne peuvent concevoir que leur \u00c9tat soit n\u00e9 d\u2019une injustice faite \u00e0 un autre peuple. Plus grave, toute reconnaissance de cette injustice est comprise par eux comme suicidaire : reconna\u00eetre ce qu\u2019ils ont fait aux Palestiniens \u00e9quivaudrait pour les Isra\u00e9liens \u00e0 ent\u00e9riner \u00e0 terme la disparition de leur \u00c9tat.<\/p>\n\n\n\n<p>Peut-on reconna\u00eetre l\u2019existence de l\u2019Autre palestinien sans pour autant renier la sienne ? Le dilemme, en apparence insoluble, le d\u00e9fi historique auquel est confront\u00e9 Isra\u00ebl, sont l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai dit plus haut que cette trag\u00e9die pouvait conna\u00eetre un heureux d\u00e9nouement \u00e0 condition que ses acteurs assument tout \u00e0 la fois un devoir de v\u00e9rit\u00e9, un d\u00e9sir de justice et une \u00e9thique politique de la r\u00e9conciliation.<\/p>\n\n\n\n<p>Or, et aussi paradoxal que cela puisse para\u00eetre en ces temps d\u2019affrontements et de r\u00e9pression meurtri\u00e8re, un chemin a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 parcouru dans cette voie.<\/p>\n\n\n\n<p>Les travaux des historiens des deux bords, des Isra\u00e9liens surtout qui ont entrepris la r\u00e9vision du r\u00e9cit officiel des \u00e9v\u00e9nements de 1948, sont l\u00e0 pour le montrer. De m\u00eame, le d\u00e9sir de justice et de paix est ind\u00e9niablement pr\u00e9sent chez nombre d\u2019Isra\u00e9liens de bonne volont\u00e9. Il n\u2019en va pas de m\u00eame pour l\u2019\u00e9thique politique de la r\u00e9conciliation, cette valeur sup\u00e9rieure qui fait toute la diff\u00e9rence entre la fin de l\u2019\u00e9tat de guerre et la paix v\u00e9ritable, entre la \u00ab paix froide \u00bb et la paix des c\u0153urs.<\/p>\n\n\n\n<p>Or cette derni\u00e8re est pr\u00e9cis\u00e9ment indissociable de la reconnaissance du droit au retour par Isra\u00ebl.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette r\u00e9conciliation, je sais que les Isra\u00e9liens, nombre d\u2019entre eux me l\u2019ont affirm\u00e9 au cours de conversations sinc\u00e8res, la souhaitent. Ils ont peur n\u00e9anmoins de franchir le pas, de courir le risque, immense \u00e0 leurs yeux, de se retrouver soumis \u00e0 une sorte d\u2019escalade des revendications palestiniennes. Je sais \u00e9galement qu\u2019ils ne nous font pas confiance, tout comme nous ne leur faisons pas confiance.<\/p>\n\n\n\n<p>Je sais aussi que le risque qu\u2019ils appr\u00e9hendent existe. Mais j\u2019ai la conviction qu\u2019il n\u2019y a d\u2019autre issue que de le courir, tout comme les Palestiniens l\u2019ont fait lorsqu\u2019ils ont adh\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019id\u00e9e de la coexistence.<\/p>\n\n\n\n<p>Isra\u00ebl est obs\u00e9d\u00e9, depuis sa fondation, par l\u2019id\u00e9e de sa reconnaissance, de son admission, de son acceptation. Il sait, m\u00eame s\u2019il a une grande difficult\u00e9 \u00e0 l\u2019admettre publiquement, que son acceptation ne peut \u00eatre pleinement et durablement assur\u00e9e ni par son redoutable appareil militaire ni par les relations diplomatiques qu\u2019il entretient avec l\u2019ensemble des grandes puissances de ce monde.<\/p>\n\n\n\n<p>Isra\u00ebl sait qu\u2019il ne suffit pas d\u2019\u00eatre l\u00e9gitime pour ses citoyens, que la l\u00e9gitimit\u00e9 compl\u00e8te, aboutie, celle \u00e0 laquelle il affirme aspirer \u2013 les juifs devraient \u00eatre plus aptes que d\u2019autres \u00e0 entendre mon propos \u2013, d\u00e9pend du pardon que seule sa victime, le peuple arabe de Palestine, peut donner.<\/p>\n\n\n\n<p>Et mon peuple, je l\u2019affirme ici, le donnera d\u00e8s lors qu\u2019Isra\u00ebl abandonnera l\u2019alibi de l\u2019adversit\u00e9 arabe \u00ab \u00e9ternelle \u00bb pour oser se regarder dans son miroir et reconna\u00eetre que, en Palestine, c\u2019est l\u2019Autre palestinien qui fut sa victime.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors, le peuple palestinien, d\u00e9muni, occup\u00e9 et pers\u00e9cut\u00e9, mais debout, engag\u00e9 depuis un si\u00e8cle dans un irr\u00e9ductible combat pour sa libert\u00e9, sera au rendez-vous de la r\u00e9conciliation et de la paix.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Article\u00a0(original ici)\u00a0post\u00e9 le 13 mai 2021 par Elias Sanbar, traducteur du po\u00e8te Mahmoud Darwich, membre du parlement palestinien en exil, ambassadeur de la Palestine aupr\u00e8s de l&rsquo;UNESCO depuis 2006. 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